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Institut Max Planck de physique des microstructures, Halle-sur-Saale

La société Max Planck compte parmi les institutions de recherche les plus renommées au monde. Trente‑et‑un prix Nobel ont jusqu’à présent été décernés à ses 84 instituts, qui se consacrent à la recherche fondamentale dans les sciences naturelles, sociales et humaines. À Halle (Saale), l’Institut Max Planck (MPI) de physique des microstructures mène des recherches en science des matériaux et en physique du solide. On y étudie notamment les surfaces et interfaces des semi‑conducteurs, isolants et métaux. Il fut le premier MPI des nouveaux Länder et existe depuis 1992. Après près de trois décennies, la décision d’agrandir le bâtiment a été prise en 2020. De nouveaux laboratoires, des postes de travail supplémentaires et une grande salle blanche garantissent désormais que la recherche d’excellence bénéficie des meilleures conditions spatiales et de suffisamment d’espace.

Maître d'ouvrage

Société Max Planck, Munich

Période

2019–2025

Mandat

Planification du bâtiment

Photos

Schnepp Renou

Typologie

Recherche & Formation

Office

Berlin, Deutschland

En excellente compagnie

Entouré d’arbres anciens, le campus du MPI de physique des microstructures se situe sur le site dénommé « Weinberg » au nord‑ouest de la ville de Halle, près de la « Wilde Saale ». Il fait partie d’un vaste site scientifique regroupant des instituts de la société Fraunhofer, de la communauté Leibniz, de la communauté Helmholtz ainsi que de l’Université Martin‑Luther de Halle.

Espace urbain et topographie

Le nouveau bâtiment se compose de trois volumes, chacun remplissant une fonction propre et s’intégrant dans l’espace urbain. Par sa structure et son échelonnement en hauteur, l’édifice réagit à la fois à l’environnement urbain hétérogène et parfois très morcelé, ainsi qu’à la topographie du « Weinberg ».

Au centre et légèrement en retrait par rapport aux deux autres parties, l’aile des bureaux forme un parvis central. Au nord se trouvent les laboratoires et au sud la salle blanche avec sas destinée aux expériences devant être réalisées dans un air quasiment exempt de poussières et de germes.

Organisation intérieure

Les collaborateurs et visiteurs accèdent au bâtiment par la place nouvellement aménagée. Ils sont accueillis par un vaste foyer et par le patio végétalisé attenant, autour duquel se regroupent de petites alcôves au rez‑de‑chaussée. Celles‑ci invitent aux échanges informels et aux conversations spontanées – un aspect à ne pas sous‑estimer dans le travail scientifique. Aux étages supérieurs, des bureaux s’organisent autour de l’atrium. Les laboratoires sont accessibles via le foyer central, tandis que la salle blanche, compte tenu de ses exigences techniques et infrastructurelles élevées, est desservie par le sous‑sol.

Une robe bleu‑vert

Une enveloppe composée d’éléments en céramique émaillée bleu‑vert habille les trois volumes et crée un jeu de reflets aux multiples facettes selon l’heure du jour et la saison.. Associée au socle en béton brut, plus ou moins visible selon le terrain, et aux angles arrondis du bâtiment, elle génère une unité architecturale et une continuité visuelle.
Des bandeaux de fenêtres soulignent la structuration horizontale des façades et différencient les divers secteurs : la façade d’entrée de l’aile des bureaux interagit le plus ouvertement avec son environnement, dans la zone des laboratoires les impératifs techniques dictent l’alternance entre ouverture et fermeture, tandis que la salle blanche, avec ses conditions climatiques complexes, se coupe entièrement de son environnement.

 

Plans de projet